Y comme le Yin et le Yang

Cette lettre est avec un double mot mais l’un ne va pas sans l’autre et ça tombe bien ils commencent tous les deux par Y ☺

C’est un concept où le bien et le mal se complètent sans se heurter. Où le mal porte toujours un peu de bien et le bien toujours un peu de mal. C’est aussi le bruit et le silence ; le féminin et le masculin ; la statique et le mouvement…

Ce sont toutes ces choses dans l’univers qui semblent être opposées et contraires mais sont en fait complémentaires et interdépendantes sur la base d’un équilibre instable.

J’aime à croire que la phrase « il n’y a pas de hasard » s’apparente à ce concept. Qu’un effet qui entraîne une cause vient de ce principe.


Si l’on perturbe l’équilibre, celui-ci tend à se réharmoniser d’une autre façon.

Lorsque l’on rencontre une personne qui a beaucoup vécu et nous livre sa mémoire, on constate souvent une interdépendance confuse de ces deux notions. Il n’y a pas de méchants sans gentils ; pas de moment triste sans moment gai…


C’est pour cette raison que toutes les vies comptent, parce qu’elles sont d’une telle complexité et d’un équilibre si fragile que les traverser fait forcément de chacun de nous une personne unique.


Il y a bien sûr des parcours plus atypiques que d’autres, mais ils n’en sont pas moins complexes dans leur recherche d’équilibre. Il est touchant de voir comment des personnes simples en apparence ont en fait traversé des histoires pas si simples.


La richesse de mon métier tient à ce Yin et ce Yang. Les personnages rencontrés au fil des histoires ne sont jamais noirs ou blancs, mais un peu des deux. Et tenter de retrouver le côté qui n’était pas si intuitif au premier abord, rend les personnes plus réelles et plus vivantes pour notre mémoire familiale.