Je me suis évadé d'auschwitz

Évasion à Auschwitz


J’ai eu l’occasion, lors de ma scolarité, de croiser le chemin d’un de ces déportés porteurs de mémoires qui courageusement écument les collèges et lycées pour raconter leurs histoires. Il avait le regard triste et pesait chacun de ses mots pour nous toucher au cœur sans nous traumatiser.


Sa rencontre a changé ma vie à tout jamais.

Tout d’abord, j’ai depuis une soif de savoir, de comprendre, qui me fait lire régulièrement de nouveaux témoignages de Juifs déportés qui parlent de leur histoire et de celles de ceux qui ne reviendront pas.


Le premier ouvrage que j’ai lu ne fut pas des moindres puisqu’il parle d’un fait extrêmement rare : une évasion au camp d’Auschwitz.

Son auteur Rudolf Vrba commence en racontant sa vie en République Tchèque, et sa volonté de quitter son pays pour rejoindre la résistance en Angleterre. Il nous raconte son périple avec ses bonnes ou mauvaises rencontres.


Il finit par se faire capturer lorsqu’il rebrousse chemin en Slovaquie. Il s’évade une première fois d’un camp avant d’être de nouveau interpellé. Dans son récit, nous sentons la détermination de la jeunesse.


Il atterrit malheureusement à Auschwitz où la détermination peut ne pas suffire, mais il se retrouve dans un commando plutôt calme (Le « kanada » : lieu du triage des affaires spoliées aux détenus, notamment à ceux qui viennent d’être exterminés) ce qui le protège relativement des mauvaises conditions de vie.


Puis, il arrive au secrétariat du camp, et, tout en étant à l’abri, il collecte des informations. Il constate le prolongement de la rampe de chemin de fer jusqu’à l’intérieur du camp, et une amélioration de la machine de mort en vue d’une réception de convois de Hongrois en masse.


Lui, qui avait le désir d’évasion, comprend qu’il y a urgence pour sauver toute une population à venir. Avec un camarade, ils organisent leur évasion.


C’est tout un univers carcéral qui apparaît sous nos yeux, froid et calculé pour une destruction massive, que nous livre Rudolf Vrba. Il nous offre ici un témoignage d’une très rare précision.


Il nous raconte encore les éléments de l’après-guerre avec le procès de Nuremberg et la jeune Israël.


C’est une véritable page d’histoire que nous livre cet ouvrage. Un grand merci à Rudolf Vrba et son co-auteur Alan Bestic.



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