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D comme Doute

Lorsque l’on fait de la généalogie, c’est un mot qui nous suit partout. A-t-on trouvé la bonne personne ? Est-ce bien la même branche ? Où puis-je trouver la personne suivante ? On est assailli par autant de questions que de réponses. Mais avec l’expérience, les questions de base ne se posent plus et on réfléchit aux questions suivantes.

Lorsque je fais des recherches sur un sujet concernant l’histoire d’une personne, je ne sais pas toujours ce que je cherche. Une idée en entraîne une autre et les pistes s’enchaînent aussi vite que les écueils. Mais l’expérience me permet de savoir si une piste vaut la peine d’être suivie. Les généalogistes amateurs ont souvent fait l’expérience d’une branche récalcitrante qui ne veut pas livrer ses secrets. Les actes de naissance ne se suivent plus naturellement dans le même village. On ne trouve pas les actes de décès et les mariages ne sont plus une bouée de sauvetage. On cherche un recensement qui ne donne rien…

Lorsque je fais des recherches d’informations sur une branche de la famille de mon narrateur, je ne sais jamais ce que je vais trouver.




Une fois, je cherchais juste à mieux connaître un grand-père qui m’avait été cité. Je recherche ses frères et sœurs et je lui découvre uniquement une sœur aînée avec le nom de son mari. J’informe ma narratrice pour savoir si elle a connaissance de cette grand-tante. Elle me répond par la négative et pourtant le nom du mari de cette grand-tante lui rappelle une nouvelle anecdote familiale : on aurait voulu (avant le mariage de ses parents) marier son père à une jeune fille de ce nom-là pour une histoire de terre qui devait revenir dans la famille. Hypothèse : la jeune fille à marier serait-elle une cousine germaine, fille de la tante ? Je vais donc rechercher la descendance de la grand-tante de ma narratrice et tombe sur une naissance, mais celle d’un garçon. Je recherche donc un peu plus loin et constate que le bébé est décédé deux jours plus tard, et la mère une semaine après la naissance. Il ne s’agit donc pas d’une cousine du père de ma narratrice puisqu’il n’y a eu aucune cousinade de ce côté-là. Mais en allant chercher plus loin dans le descriptif des divers actes, je constate : le mari de la tante a déclaré la naissance de son fils, mais ni lui, ni sa famille, ni celle de sa femme n’ont été déclarer le décès du bébé et de la mère, ce sont les voisins qui l’ont fait. Le mari lui ne s’est remarié que 14 ans après, à une époque où la descendance et les transmissions de terre étaient si importantes… C’est alors un drame qui se déroule sous nos yeux : deux familles tellement écrasées par le chagrin qu’ils ne peuvent se résoudre à aller en mairie pour annoncer les décès. Un mari qui ne peut accepter l’idée de tourner la page et de se remarier et des terres qui sont proposées au neveu par le biais d’un mariage qui resterait dans la famille du mari pour honorer la défunte.

Les doutes peuvent nous faire chercher plus loin et émettre des hypothèses, mais cela ne serait pas possible sans la mémoire des narrateurs qui me donne des pistes à explorer. Ce sont des enquêtes que j’ai plaisir à faire et à communiquer à mon narrateur ou narratrice, car elles sont source de nouvelles anecdotes et font progresser plus loin la mémoire et l’histoire.


Mais ce sont aussi de belles découvertes comme cette naissance qui met deux familles dans un grand désarroi.


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