Call the midwife

Une chronique du Londres passé


Nous voyons souvent des livres qui dépeignent les temps jadis dans des contrées sauvages ou dans des villes crasseuses où tout est noir. Les métiers qui y sont décrits, sont souvent ceux des artisans ou des pauvres gens, et dans leur grande majorité, ce sont des métiers d’hommes.


Le livre dont je vais vous parler ici, fait partie des exceptions. Il parle de la vie des sages-femmes et ne les dépeint pas avec complaisance. Elles ont leurs défauts, ne savent pas tout (cela se passe dans les années 50.) et sont parfois avec quelques vices.


Elles vivent avec des sœurs chrétiennes et cela nous permet de voir les lieux de l’intérieur du côté des croyantes, ou sous le regard critique d’une non-pratiquante parmi certaines des sages-femmes diplômées qui y sont logées.


Cela se passe dans les faubourgs de Londres, près des docks, et leurs patientes sont pour la plupart des femmes de marins sans le sou. On y voit la pauvreté, mais aussi tout un mode de vie sans les commodités actuelles, avec ses codes et ses coutumes.


L’histoire se situe dans le direct après-guerre, et l’on peut suivre les progrès technologiques qui se confrontent aux habitudes des habitants.


C’est une véritable fresque qui se développe sous nos yeux, où l’on peut voir des familles de douze enfants, apprendre des maladies courantes chez les femmes enceintes, découvrir les bas-fonds de Londres, ou rencontrer des personnages attachantes.


C’est dans un récit plein d’humanité, qu’une sage-femme a bien voulu nous transmettre son expérience, et a immortalisé dans ses pages la vie d’une époque.


Les cas qui y sont cités permettent de voir les difficultés rencontrées par une population vivant de peu, et les conditions de la femme de cette époque et de ces couches socio-économique.


Malheureusement pour les personnes qui, comme moi, ne sont pas très à l‘aise avec la lecture en anglais, seul le premier tome d’une série de quatre a été traduit en français. Mais pour ceux qui voudraient en découvrir la suite, la série télévisée qui en a été tirée est très proche du livre d’origine, et fidèle à l’atmosphère qui y est décrit.


J’apprécie vraiment ce reportage vivant qui ne laisse pas indifférent.